Liisa Hietanen, sculpture... au tricot !

Un samedi à l'atelier de sculpture, en rentrant d'un déjeuner copieux et bavard, je ne sais plus qui d'entre nous, dit tout fort "bon, il faudrait qu'on s'y remette, on est pas là pour faire du tricot !". Pardon à celles - et ceux - qui tricotent, car c'est une activité tout à fait créative qui requiert à la fois technique, patience et talent. Du coup, en découvrant le travail étonnant de Liisa Hietanen, au hasard du web, je ne peux m'empêcher de faire un pied de nez aux idées toutes faites... et de démontrer à quel point tricot et crochet ont toute leur place dans l'art et la sculpture. 

 

Liisa Hietanen, titulaire d'un baccalauréat en design de l'Université des sciences appliquées de Lahti en 2007 et un baccalauréat en beaux-arts de l'Université des sciences appliquées de Tampere en 2012, est une artiste finlandaise fan de tricot et de crochet. 

Depuis plusieurs années, elle travaille sur une série appelée Kyläläiset (Les villageois), où elle imite les habitants de son village dans des situations de tous les jours. Le processus de choix d'un modèle est intuitif. La personne représentée peut être quelqu'un qu'elle rencontre à la bibliothèque, dans les vestiaires du gymnase ou en promenant son chien sur le chemin du retour. Quand chaque sculpture de villageois est terminée, elle les amène sur des sites publics à Hämeenkyrö pour que les habitants puissent les voir. Cette technique artisanale, lente, agit comme un contrepoids à l’accélération du rythme dans différents domaines de la vie. Pour Liisa Hietanen "les valeurs importantes dans ses œuvres sont la rencontre très concrète de quelqu'un, le fait de voir l'autre réellement et de le connaître lentement.

 

Pour en savoir + : https://liisahietanen.squarespace.com/

 

Mike Stinnet, the "stick walking" man

Américain, originaire de l'Oregon, Mike Stinnet est un artiste animalier qui aime le grand air ! 

D'abord peintre (voir ici ses peintures), il s'est mis depuis quelques années à la sculpture de bâtons de marche absolument magnifiques, littéralement enveloppés de serpents à sonnettes et autres animaux, insectes que l'on peut trouver dans le désert.

 

Sur les vidéos très pédagogiques ci-dessous pour pourrez découvrir la réalisation de ses bâtons de marches, depuis la préparation du bois jusqu'à la finition. Et même si vous ne parlez pas l'anglais couramment, laissez vous bercer par sa voix grave et posée qui accompagne les images. Dépaysement garanti !

 

 

Il utilise des bois résineux à croissance plus rapide comme le pin. Pour l'utilisation de bois plus durs, Mike conseille de les peler" quand sont encore verts et qu'on les laisse ensuite sécher. 

Les écailles sont gravées par pyrogravure, idem pour les fourrures. Sur son blog il indique acheter ses "plumes" et diverses "pointes" auprès du fabricant de pyrograveurs Razertip.

 

Lien vers son blog (il semble répondre volontiers aux questions !) sur son travail : https://mikesart64.wordpress.com/mikes-blog/

Lien vers son site de vente en ligne : stinnettstudio.etsy.com


Les Alebrijes, sculptures de bois (Oaxaca, Mexique)

Réminiscence de la culture zapotèque, les Alebrijes sont des représentations irréelles et magiques, reproduits en bois taillés et peints à la main. Le mot en lui-même serait d’origine caló, un dialecte… gitan, et signifierait « chose emberlificotée difficile, de type confus et fantastique ». Tout est dit !

 

Les Alebrijes sont donc des sculptures de bois finement peintes qui représentent le plus souvent des animaux, plus ou moins fantastiques. Les Alebrijes sont devenus la spécialité artisanale de nombreux villages de l’état de Oaxaca au Mexique. 

 

Le principe des Alebrijes est récent, il date de 1936 où Pedro Linares Lopez, fabriquant de Piñata à Mexico, a commencé à représenter des animaux fantastiques en papier mâché sur une base de fil de fer, puis peint. Il attira rapidement les galeries d’art qui commencèrent à diffuser son œuvre, peu a peu au-delà des frontières mexicaines. Oaxaca avait déjà une tradition de figures taillées dans le bois, comme des animaux ou des masques. Mais la diffusion de l’art de Pedro Linares a donné un souffle nouveau aux artisans de Oaxaca.

Manuel Jiménez, du village d’Arrazola, adapta ces Alebrijes à la sculpture du Copal. Puis le succès poussa d’autres villages à se dédier au même artisanat, comme San Martin Tilcajete. La concurrence entre artisans pour vivre de l’art des Alebrijes a créé une grande variété de pièces.

 

Les Alebrijes sont confectionnés avec patience et soin par les artisans à partir de branches du « Copal », un arbre dont la résine proche de celle du pin était utilisée pour les célébrations religieuses. La sculpture des pièces est réalisée dans un morceau de bois juste coupé, pas séché. Les branches sont travaillées et assemblées entres elles par les hommes. Cela peut prendre de quelques heures à plusieurs mois, selon la taille de la pièce et sa complexité. La pièce de bois est tout d’abord dégrossie à la machette, puis affinée au ciseau à bois et couteau. En général, le corps de l’animal est réalisé d’une seule pièce. S’il est formé de plusieurs morceaux collés, il est de moindre valeur. Les détails, comme des ailes ou des piques, sont réalisées dans de petits morceaux et sont ajoutés à la pièce (plus facile pour le transport).

La pièce de bois sèche pendant plusieurs mois, parfois plus d’un an, en fonction de sa taille et sa grosseur. Pendant ce processus, on trempe la pièce dans de l’essence pour éliminer les éventuels insectes pouvant se trouver dans le bois. Le risque est que le bois se fissure pendant le séchage. Il peut ainsi perdre de la valeur. Ces fissures sont généralement bouchées avec du mastique à bois et masquées par la peinture. Les femmes aident à poncer et à peindre dans des tons colorés vifs avec des motifs imaginés par les artistes. Désormais, la peinture utilisée pour la décoration est essentiellement de l’acrylique, qui résiste mieux au temps et au lavage des pièces. Il ne reste que quelques artisans utilisant des teintes naturelles, beaucoup plus pales.

Chaque pièce est unique et porte souvent la signature de son créateur.

 

site web, pour en savoir plus : 

https://www.sanchoponchoblog.com/le-monde-magique-des-alebrijes-un-artisanat-mexicain-colore/

 sélection de photos sur PInterest


Malgorzata Chodakowska et ses sculptures fontaines

Aussi gracieux que les oeuvres de Berit Hildre, aussi envoûtant que les sculptures subaquatiques de Jason de Caires Taylor... La créatrice polonaise Malgorzata Chodakowska crée des sculptures en bronze où l’eau joue un rôle essentiel dans leurs conceptions. L’eau rend les sculptures «vivantes » et leur donne du mouvement et du dynamisme.
Qu’expriment-elles ? La créatrice polonaise dit que son travail est le résultat de la « pure joie de vivre ». Fabriquées en bronze combiné avec l’élément de matière première, l’eau, ses œuvres d’art sont des véritables personnifications de la vie. Malgorzata Chodakowska est née à Łódź en Pologne. Elle intègre des études en sculpture à l’Académie des Beaux Art à Vienne en Autriche en 1988 pour enfin s’installer vivre à Dresden, en Allemagne. Elle a reçu de nombreux prix et son travail est bien connu dans les milieux artistiques internationaux.